Les Ragonnais se confinent, les Ragonnais s’expriment – épisode 1

Les Ragonnais se confinent parce qu’il est temps de le faire.
Mais même du fond de leur maison, ils s’expriment…

Loin des yeux, pas des plumes !

Le P’tit dragon n’oublie pas les
Ragonnais !

En cette période de crise sanitaire et d’attaque microbienne, il est lui aussi en confinement.
Même si en vérité, il peut tuer le coronavirus d’un coup de flamme de sa gueule, puisque c’est un dragon…
Mais bon… Il reste solidaire !

Il est là, lui aussi bien confiné avec Pilou.
Quand cette épidémie aura disparu, les Ragonnais se retrouveront ensemble, se tendront la main, s’embrasseront…
Et surtout, avec le sentiment que l’année prochaine, la fête des Caillebottes sera la plus belle de toutes !
Le vide-greniers sera le plus sensationnel ! Et pour “Ragon tous en Fête”, le Père Noël sera hyper généreux!

Le P’tit dragon et Pilou pensent bien à vous tous !

Bisous, bisous !

Bruno Bourdet

Salut les humains…

Pilou est bien triste d’être confiné à la niche ; et pourtant, il y a plus malheureux : il a un jardin et peut s’y ébrouer à satiété. Mais lui, comme les humains, il a envie d’autre chose : il veut ce qu’il na pas ; ce que l’on ne lui permet pas. Ses faits et gestes il les veut comme il l’entend ! Il ne faut pas que les conseils deviennent des ordres : il veut sa liberté !

Mais sa liberté ne doit-elle pas se vivre sans empiéter sur celle des autres ?

Et ce que nous prenons pour des ordres, n’est qu’une réponse à une situation à laquelle nous sommes  tous confrontés, et nous devons  nous y conformer, scrupuleusement, pour le bien de notre pays, voir au-delà.

Alors, Pilou et son maître resterons sagement à la niche, attendant des jours meilleurs, où ils pourront vagabonder comme ils l’entendent.

A bientôt dans le prochain p’tit ragonnais !

Waaaffwaaff

La parenthèse est inédite.

La prise de conscience des événements se fait jour, peu à peu. Les interrogations multiples sur les causes de la pandémie et ses conséquences personnelles, sociales, économiques nous sidèrent, nous dépassent : origines du virus, les voies de propagation, ses différents effets,…

La matière à réflexion est vertigineuse.

Nous voilà amenés à reconsidérer notre rapport au temps, désormais soumis aux ordres, privés de liberté. L’état, la politique reprennent la main. Les valeurs essentielles aussi et c’est l’aspect réconfortant.

Nous sommes “en guerre” mais en fait peu sont au front, les soignants en première ligne et l’immense majorité derrière les murs de nos résidences, dans nos appartements, derrière nos écrans reliés surtout virtuellement. Comment alors exister et participer à cette épreuve ?

Comment être à la hauteur ? Faire bloc s’avère naturel pour la plupart. Nous constituons une base arrière qui a déjà intégré le respect des règles, qui s’adapte en grande nation. Elle doit aussi faire preuve de solidarité, de créativité. Poursuivre d’une autre façon nos échanges, nos partages car la parole et l’écrit seront le ciment de cette épreuve tragique qui nous affecte tous. J’en suis aussi convaincu.

Jean-Paul Cassan

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