Les ragonnais se (dé)confinent, les ragonnais s’expriment – épisode 5

Les Ragonnais se déconfinent (PAS A PAS).
Mais ils s’expriment toujours …

Loin des yeux, pas des plumes !


Les Ragonnais s’expriment et débrident leurs machines à coudre…
Quand le déconfinement exacerbe les créativités, Ragon prend des allures de carnaval de Venise…
Pour obtenir les patrons, vous pouvez vous adresser directement à Pierre Jeanneau ! (merci pour tes dessins !)


Les Ragonnais s’expriment voire même … déploient leur créativité !

Et ça continue avec cette pavane de Thoineau Arbot pour garder le sourire.
Merci à Christine & Jacques de Rezé, ainsi qu’à Anne-Lise & Jean-Yves de Lausanne pour cette interprétation de « Belle qui tiens ma vie » revisité.

 


Les Ragonnais s’expriment à pleine voix… avec humour.
Comme dans ce texte de Bernard Le Blavec. Merci à lui !

La maladie, c’est bien ?

La maladie, je n’ai jamais vraiment su ce que c’est.
Je n’ai jamais été malade.
J’en entends parler, maladie par-ci, maladie par-là. Au travail. Pendant les repas de famille.

Mon avis : la maladie, rien d’inquiétant. Avec de la volonté, on s’en remet. Pas de quoi en faire un plat !
Rien de plus innocent que de dresser et réciter des listes des personnes de notre entourage qui ont été ou sont malades. Comme on dresse et récite des listes de mots rares, de races de chiens, de chevaux de course, de marques d’automobiles. Pour exercer sa mémoire.
On risque d’en oublier, tant il est difficile de dresser des listes complètes.
Quand les malades l’apprennent, ils se fâchent.
Des familles se chamaillent, se séparent, pire, s’entretuent.

Après quelque apéros, les mieux portants discourent de la maladie avec un semblant de compétence, il y a toujours autour de la table une personne qui prétend  connaître la maladie dans sa chair. Elle se croit obligé d’en rajouter, par des anecdotes, des mimiques, des gestes, des plaintes, des larmes, des cris. Certains mieux portants sont de vrais conteurs, j’ai plaisir à les écouter. D’autres ont un sens de la persuasion extraordinaire, ces grands malades me subjuguent. Je les envie.
Parfois, je doute de leur compétence, la description du mal dont ils disent souffrir ne me paraît pas vraisemblable, un petit quelque chose me fait souvent douter, un chouïa d’exagération. Je ne parviens pas toujours à faire la part de la sincérité, de la complaisance et du mensonge.

Je lis la rubrique nécrologique des journaux, pas pour reconnaître des défunts, je n’ai pas cette curiosité, mais pour étudier la cause du décès, souvent mentionnée de manière énigmatique, « mort de longue maladie ». Je me demande ce que cette formulation peut recouvrir, à partir de quelle durée une maladie peut être qualifiée de longue ? Existe-t-il un organisme, privé ou public, qui délivre un certificat de longue maladie, comme il en existe pour « mort pour la France » ? Délivre-t-on un diplôme d’aptitude à la longue maladie ?

L’accident est plus simple. Un accident est un accident ; aucun recours, aucune plainte n’est recevable, les gendarmes, les juges ont d’autres chats à fouetter.
Il est simple à réaliser et à vivre, il requiert un sens de la mise en scène mais sans chichi.
Le vocable « mort de longue maladie » m’apparaît comme une sorte de cache-misère.
Lorsque l’article nécrologique ne mentionne aucune cause de décès, mon imagination travaille. Une seule chose est certaine, la mort.

Je n’aime pas lire les rubriques de faits divers. Du voyeurisme, du sensationnel. De la guimauve. Des tentatives, beaucoup d’échecs. A quoi rime d’en réchapper ? Si la personne qui échoue effectuait une autre tentative d’incendie, de chute dans le fleuve, de collision, de meurtre, sa persévérance finirait par être récompensée ! La page des faits divers est le royaume du défaitisme.

La maladie est la période noble de l’individu.
La maladie couve en moi mais ne parvient pas à s’exprimer.

J’aimerais vivre cette expérience, pour évaluer ma force de caractère ; je suis peut-être un surdoué qui s’ignore, je n’ai pas connaissance de test d’aptitude à la maladie, équivalent au calcul du quotient intellectuel ; je ne connais la maladie que par ouï-dire ; mes parents, qui ont réussi de fortes études scientifiques, ont tout fait pour m’en protéger. Ils ont eu tort car, dans nos sociétés modernes, la maladie devient, chaque jour un peu plus, un devoir.


Recherche d’équilibre par Loïc Cariou

Chacun vit cette période de façon différente.
Certains ont des repères à quoi s’accrocher, d’autres perdent plus ou moins l’équilibre

 

 

 

 

 


Quelle ligne de conduite adopter?

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’à quel point, la beauté et l’humour peuvent-ils nous aider ?

Aller au contenu principal